

Comme les précédents, le débat télévisé d’hier a permis de clarifier les positions des trois candidats. Il a confirmé que si deux d’entre eux avaient une stature de présidentiable, la troisième était loin derrière, et que des deux premiers, un seul était tourné vers l’avenir : DSK.
Il s’est affirmé comme un véritable homme d’Etat, sûr de lui, convaincant, et surtout développant une vision à long terme pour la France, l’Europe et le Monde. Alors que Ségolène et Laurent ont multiplié les réserves quant au devenir de l’Union européenne, les doutes voire le refus de l’entrée de la Turquie, ironisé sur la perspective, ô combien prophétique, d’une Europe euro-méditerranéenne, Dominique s’est montré le plus résolument européen. Il a développé l’idée qu’il faut se battre et vouloir l’entrée de la Turquie, un enjeu géopolitique, même si le chemin est encore long et qu’on ne peut pas savoir si ce pays parviendra à respecter les critères. Concernant le sud de l’Europe, il a tracé une vision qui englobe dans notre périmètre de responsabilité les pays qui ont été le creuset de notre histoire.
Laurent a réalisé une bonne prestation – c’est un excellent orateur, qui a du métier et de l’expérience –, et démontré sa capacité à gérer les affaires du pays. Mais sa campagne en faveur du non le décrédibilise, et on ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’il affirme qu’avoir voté comme la majorité des Français (et donc contre la majorité des Européens) le place bien pour la suite…Il est tourné vers le non, alors que Dominique est tourné vers l’avenir et le monde.
Ségolène a réalisé sa plus mauvaise prestation, en laissant voir sa fragilité, en accumulant les erreurs (dans l’affaire iranienne, elle a confondu le nucléaire civil et le nucléaire militaire, et fait du gouvernement irakien « un modèle démocratique »). De quoi rendre sceptique sur sa capacité à affronter Nicolas Sarkozy dans un débat qui sera impitoyable, et donc à battre la droite.
Si DSK a montré des perspectives à long terme, il a aussi lié les différents chantiers de la gauche revenue au pouvoir en donnant une cohérence à son action de « Président engagé » par un plan de route :
2007, le pacte de l’Elysée (l’urgence sociale)
2008, l’Europe (l’urgence internationale)
2009, la conférence de l’environnement (l’urgence environnementale)
Huit jours avant le vote, DSK a confirmé qu’il serait un bon président et un bon candidat, c’est-à-dire capable de battre la droite.
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Non, un excellent Président.
Et à mon avis le meilleur que la France n'ait jamais eu.
Lucide, visionnaire, intelligent et sensible. Une perle que le monde entier nous enviera. ;-)
La gaffe de Ségolène sur le nucléaire et l'Iran la décosidère....Est-ce ignorance, durcissement politique vis à vis de l'Iran?....
Heureusement que ce qu'elle dit sur l'école est plus sensé...